
Les Bourdichoux , en partenariat avec la Mairie de Saint Sornin et la Scté « Au fil de nos histoires », proposent 2 balades quiz pour découvrir ou redécouvrir le patrimoine local ainsi que les différentes réalisations de la commune.
Pour toutes informations complémentaires concernant ces balades: bourdichoux.quiz@gmail.com

Sa stelle située place des sports:









Ses horaires de train








Sa chapelle et son histoire







Histoire du Vignoble de Saint-Sornin

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L’homme et la vigne ont toujours fait route ensemble. C’est une histoire très ancienne: livrée à elle-même, la vigne se perd en sarments, et sans vin, l’homme perd une part de sa joie — comme le raconte déjà l’histoire de Noé. À Saint-Sornin, la vigne n’a pas attendu longtemps pour grimper à l’assaut des côteaux de la Fenêtre.

Plante spontanée, d’abord sauvage, la vigne a demandé un travail immense pour être domptée: ouvrir les sols pierreux, tailler, émonder, entretenir. Elle aime les terres pauvres, et c’est pourquoi elle s’est plu à Saint-Sornin, sur ses sols pierreux et sablonneux, autrefois dédaignés en période de famine.
Au XVIIᵉ siècle, la vigne occupe ici une grande part du terroir. Les cépages sont variés: gros-noir, pineau, balzac, folle-blanche, colombard… Souvent mélangés dans une même parcelle. Le travail du vigneron était dur, courbé sur une terre exigeante. Mais quel bonheur lors des vendanges: le vignoble offrait un petit vin clair et modeste mais fidèle au pays.

La vigne, pourtant, reste fragile. Les gelées tardives pouvaient ruiner toute une année de travail: en 1740, les habitants durent faire établir un procès-verbal des dégâts, tant la perte était immense. Longtemps, le vin fut la seule ressource du pays, malgré les lourdes taxes et les difficultés de transport.
Au XIXᵉ siècle, le vignoble atteint près de 470 hectares. Mais le phylloxera ravage tout: en quelques années, la vigne disparaît presque. Les cépages américains ne suffisent pas à sauver la production, et après la seconde guerre mondiale, il ne reste qu’une trentaine d’hectares de vignes modestes.
Une génération de vignerons passionnés relance alors le vignoble: les vieilles parcelles sont arrachées, les côteaux replantés en cépages nobles — Gamay, Cabernet, Merlot. Dès les années 1980, la vigne retrouve vie, force et qualité. Aujourd’hui, près de 50 hectares composent ce vignoble renaissant.
Grâce au label Vin de Pays Charentais, Saint-Sornin produit désormais des vins élégants, authentiques, héritiers d’une histoire millénaire et d’un terroir unique.
Ses villages anciens: Les Michelots, au fil des siècles

Il faut parfois tendre l’oreille pour entendre ce que racontent les pierres. Aux Michelots, elles murmurent depuis si longtemps que le vent lui-même connaît leur histoire.
Bien avant que le hameau porte un nom, des hommes passaient déjà par ici sur la voie romaine reliant Angoulême à Limoges. Le soleil frappait les tuiles d’une villa gallo-romaine enfouie dans la campagne, et la fumée d’un foyer témoignait de la vie qui animait ce vallon.
Les siècles passant, des familles vinrent s’installer. Une métairie, peut-être tenue par un certain Michelot, donna son nom au hameau.
Les maisons en pierre se multiplièrent, forgées par le travail et la volonté, entourées de vignes, de champs et de chemins creux.
Du XVe au XVIIIe siècle, Les Michelots prirent la forme que l’on reconnaît encore aujourd’hui : un petit ensemble d’habitations groupées, solidement ancrées dans le paysage charentais. Les vendanges rythmaient les saisons, et les voix des habitants résonnaient lors des veillées d’hiver.
Au XIXe siècle, le cadastre napoléonien fixa pour toujours l’emplacement du hameau. Le monde changeait, mais ici, l’âme rurale demeurait. On y parlait patois, on y travaillait dur, et les traditions se transmettaient de génération en génération.
Même au XXe siècle, malgré la modernisation, Les Michelots restèrent fidèles à leur identité. Les pierres gardèrent la mémoire des gestes, des rires et des vies passées.
Aujourd’hui encore, en parcourant les ruelles et les murets, on ressent la présence de ceux qui ont façonné ce lieu. Un hameau discret, mais riche d’une histoire profonde, où chaque pierre raconte un fragment de la vie charentaise d’antan.


Son église et sa cloche de 400Kgs nommée Suzanne Jeanne fondue à Orléans au XIXe siecle (Tonalité Sol)





